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Enregistrer au format PDF Jean-Paul RAFFIT choisit l’artiste citoyen

Guitariste, compositeur, auteur, enseignant en musiques actuelle, élu dans son village de Montséron et papa d’un petit Victor, Jean-Paul RAFFIT est un homme très impliqué.

Ariégeois d’origine (une partie de ses racines sont dans la vallée de l’Ariège, l’autre dans le Séronnais), il quitte son département natal à l’age de 20 ans pour se consacrer entièrement à l’étude de sa passion : la guitare. C’est à Toulouse qu’il perfectionnera son apprentissage, qu’il « vivra la musique » tel qu’il le dit lui-même et qu’il se nourrira de rencontres humaines et artistiques en créant des groupes et en se produisant dans les nombreuses salles de spectacle de la cité. Bien qu’adopté par la communauté musicale toulousaine, il ne s’est jamais coupé de sa terre natale et n’a d’ailleurs jamais imaginé s’en passer. Son autre passion pour les grottes et la spéléologie lui fournissant un prétexte pour revenir régulièrement.

Jean-Paul RAFFIT confit que sa rencontre avec la musique a correspondu a un choix de vie. La musique lui étant apparue comme le seul terrain sur lequel il pouvait s’épanouir. « J’ai démarré tardivement la guitare. Au alentour de vingt ans. J’ai fais le choix d’en vivre alors que je n’étais que débutant. » Son style ainsi que sa technique ont évolué au rythme des rencontres et des tendances musicales qui se sont trouvées sur son chemin. Un artiste qui continue a privilégier l’aventure humaine aux choix stratégiques pour guider son existence. Ainsi, Jean-Paul RAFFIT a-t-il vécu des aventures au sein de groupes musicaux avec des musiciens tels que Eric LAREINE, Bernardo SANDOVAL ou André MINVIELLE. Sa route a également croisé le temps d’une ou d’e plusieurs créations celle d’Alain MOGLIA (Orchestre de chambre de Toulouse), de Denis BADAULT (Orchestre national de Jazz), de Kiko RUIZ, et de bien d’autres.
Jean-Paul RAFFIT est un homme riche de ses rencontres et de son humanité. Sans renoncer au reste, la piste de la transmission et donc de l’enseignement devait s’imposer à lui. C’est un choix qu’il fera lorsqu’il aura trente ans. D.E. (1) en poche, on le retrouve aujourd’hui en tant qu’enseignant ou conseiller pédagogique à l’école de musique de Saint-Girons, à l’école de musique vivante de Toulouse (Music ‘Halle) au Conservatoire Occitan, à « Jazz à Tours » dans la région centre. « J’explore tout ce qui me touche en tant qu’artiste. J’ose souvent plusieurs lignes. Je peux être en lien avec le classique et explorer les techniques de l’électro. Je ne sais pas tout faire mais assume ce besoin de diversité des sonorités (…) On fait appel à moi pour ma couleur et ma manière de fonctionner. La relation humaine est importante et subtile. Tout ça est un rapport entre l’engagement, l’intériorité et la personnalité. »

C’est en 2004, qu’il fait le choix de revenir habiter une maison familiale à Montseron avec sa femme Isabelle BAGUR (elle aussi musicienne et enseignante) ; une décision sentimentale qui déterminera un choix de vie. « J’avais envie de campagne donc forcément d’Ariège ». A cette occasion, Jean-paul RAFFIT rajoutera une nouvelle corde à son arc : celle de restaurateur de maison. Là non plus il ne coupera pas les liens avec son précédant univers et créera des connexions dans un aller-retour entre Couserans et capitale toulousaine. « Je ne suis bien que dans un hyper-centre ou dans une hyper-nature. En quittant Toulouse on décroche, mais la culture, les réseaux, les liens artistiques demeurent. »

Très vite après son arrivée en Couserans, une série de rencontres et d’opportunités viendront créer de nouvelles perspectives. « Ça a rapidement dissipé ma peur du vide culturel. La chaleur dans les relations, l’espace intérieur, la poésie de l’autre… Avec le recul et l’expérience, j’ai trouvé l’Ariège grandie. En découvrant le travail de l’Ensemble Instrumental de l’Ariège, des Biroussans ou de l’Union Musicale Saint-Gironnaise, j’ai trouvé une pertinence culturelle et artistique mais aussi un vrai engagement. Des projets qui témoignent du fait de garder une dignité culturelle au-delà des difficultés matérielles ». Face à ces constats, Jean-Paul RAFFIT répond par une démarche volontariste : et c’est dans le même état d’esprit qu’il s’impliquera dans des structures telles que l’école de musique de Saint-Girons ou à Art’Cade, ou qu’il deviendra conseiller municipal de sa Commune. Il s’agit là de la prise de conscience qu’une culture se construit dans toutes ses dimensions ; sociale, économique, citoyenne, artistique. La réalité sociale d’aujourd’hui doit influencer les politiques culturelles. S’impliquer dans des actions de terrain a été pour Jean-Paul un moyen de tendre vers cette conviction. « J’ai conscience qu’il y a des expériences formidables à partager, mais aussi une urgence de s’impliquer. Cela reste avant tout un beau terrain d’apprentissage et d’évaluation personnelle. C’est un choix citoyen que de tenter l’aventure. Chercher l’optimisme, observer et sentir le possible. Malgré la crise du disque, le public ne déserte pas les salles, c’est un exemple éloquent. La crise oblige les artistes à se positionner culturellement et politiquement. »

L’Union Musicale Saint-Gironnaise fut le premier acteur que Jean-Paul RAFFIT a découvert en arrivant. Très vite, sa femme et lui-même purent donner des cours au sein de l’école de musique. C’est grâce à son directeur, Alain VERGÉ, qu’il a repris contact avec Art’Cade à Sainte-Croix-Volvestre. Le musicien connaissait la structure pour s’y être déjà produit, mais va proposer à la salle de musique actuelle d’organiser des soirées originales basées sur le principe de la rencontre entre musiciens locaux et artistes venus d’ailleurs : les soirées « trois-quatre » venaient de voir le jour.

« D’une part je m’implique parce que c’est ma nature, d’autre part j’y trouve des gens qui ont le même engagement que moi. La richesse culturelle et humaine me nourrit et m’équilibre. Pour cette raison je ne me coupe pas de l’ailleurs comme à Music’ Halle. J’ai besoin de tous les espaces. Pour amener de l’énergie en Couserans, il faut que je m’offre d’aller en chercher ailleurs, celle que me donne le Couserans rayonne dans cet ailleurs. Tout cela a du sens pour moi. Il y a la perspective de construire quelque chose ici. J’y trouve une cohérence, un réalisme et un optimisme. Dans la même logique, je crée du lien entre les différentes structures. Mais le terrain est très propice : les gens, les structures, les désirs… J’amène de la coordination artistique dans un paysage très favorable, … »

Dans un paysage national à priori peu propice, dans un contexte local où il a encore beaucoup de choses à faire, Jean-Paul RAFFIT œuvre à l’instauration d’un équilibre entre vie sociale et vie culturelle des habitants du territoire. Et pour lui les choses avances, il y a des évolution visibles. Encore une fois pour cet artiste engagé, l’enjeu de notre territoire est essentiellement humain : « Comment rester dans ses pompes avec la poésie du paysan et l’illumination de la modernité ? »

(1) Diplôme d’état de professeur de musique.

   

   

Jean-Paul RAFFIT par lui-même…

Je suis né à Pamiers dans la même rue que Gabriel Fauré le 2 août 1964.
Un ariègeois curieux s’intéresse aux grottes, naturellement ; j’y suis descendu et en ai remonté l’envie de faire de la musique …
De la montagne qui m’accueillit je devinais Toulouse.
Sortir de sa caverne et rencontrer l’autre. C’est un bien bel endroit pour faire cela ; une ville de troubadours, qui laisse entendre que la racine est profonde mais le mélange possible.
J’y ai beaucoup appris… la guitare et la courtoisie. Accompagner Sandoval, Lareine, Minvielle…

Apprendre à dire ce que l’on est, sincèrement, faire vibrer ses cordes pour élever son âme mais garder ses pieds au sol pour sentir l’importance du partage.
J’ai construit mes poésies sonores avec Olivier Capelle, le duo des Pyrénées avec Frédérik Lacourt.
C’est Lucien Baubant qui m’a donné le nom des notes de la guitare et appris à chercher mon médiator ; le mien est en pierre et j’y tiens.
De nombreux chemins pour découvrir et apprendre que le beau est déjà là… oser le laisser couler, aménager sa source.

   

   

Son travail

2008 :

• « gueules de voix » livre disque d’André Minvielle (portrait) chez Privat

• Emission France Musique « une touche d’été » de Françoise Degeorges enregistré pour Rio Loco : Compositions Raffit avec Capelle, Bagur, Lacourt

• Trio Charry, Paris, Raffit/création du Pas de Repos (électro jazz …)

• Création d’un ciné concert « Grass » pour les rencontres des transhumances d’Europe en duo avec Olivier Capelle à Sentein

• Sortie du disque en duo avec frédérik Lacourt (live)/un morceau figure dans la compilation Jazz in Toulouse

• Résidence création au conservatoire occitan avec Dominique regeff (vielle)

• Concerts en duo avec Frédérik Lacourt (grotte de Labastide, festival de guitare de Tournay, Mandala, Pause Musicale…)

• Direction des soirées Trois, quatre sur la scène d’Art Cade : rencontres artistiques et pédagogiques avec André Minvielle, Paamath,
Olivier Capelle, Bernardo Sandoval et l’école de musique de saint –girons

• Coordination artistique du spectacle « Eths Esclops » avec Les Biroussans et l E.M.S.G. (scène nationale de L’estive, salle Max Linder) pièces de Jean Michel Maury

• Sortie DVD Live « Allianza » avec Bernardo Sandoval (universal)

2007 :

• Ciné concerts (cinémathèque de la cité de l’architecture de Paris, Pavillon Noir d’Aix en Provence, Diagora/Labège… avec Olivier Capelle et Jean Denis Rivaleau

• Direction du dispositif d’accompagnement de groupe du festival Emergence (Jazz à Tours, Petit Faucheux)

• Concerts avec Bernardo Sandoval (Rio Loco…)

Mais aussi :

Jazz in Marciac (2004,2005), Résidence Afrique de l’ouest avec des musiciens du Bénin (2003) Festival de jazz de Montréal (1991) Cité de la musique…. France Musique (une touche d’été 2007,2008) France Inter (Pollen, Pont Des Artistes), Canal Plus : Live en direct sur « Nulle Part Ailleurs »

Discographie :

• « Duo Jean Paul Raffit / Frédérik Lacourt » « (coproduction Pas De Repos) 2008

• « Une orange sur un lapiaz » duo avec Olivier Capelle.2001 mention de l’académie des jeux floraux pour « une goutte d’eau » chanson poétique 2004

• « Graffiti » 1994
Contact distribution de ces trois albums : Jean-paul.raffit wanadoo.fr

Avec Minvielle :

• « Gueules de voix » livre disque chez Privat 2008

• « L’abc d’erre » harmonia mundi 2003

Avec Sandoval :

• « Negriluz » nocturne 2004

• « Vida » revolum ffff Télérama

• DVD « Allianza »(live) universal 2008

• DVD “ In vivo”

Avec Eric Lareine :

• “J’exagère” Scalen fff télérama 1996



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